
Production vidéo
Nos réalisations
Bleupixel réalise des films institutionnels et promotionnels, tournés et montés depuis Buis-les-Baronnies, en Drôme provençale. Chaque film est pensé pour la page où il finira. C'est ce qui décide du cadre, de la durée et du son bien avant le tournage.
Discutons de votre projet
La méthode
Une chaîne de production vidéo tenue de bout en bout
Bleupixel conduit chaque étape de ses films, depuis Buis-les-Baronnies, en Drôme provençale : écriture, repérage, prise de vue, prise de son, vues aériennes par drone, montage, étalonnage et mixage. Aucune n'est sous-traitée à un prestataire qui ignore ce que les autres ont fait. Quand un tournage demande des renforts, ils sont choisis et dirigés par le réalisateur du film.
Ce qui suit décrit les conséquences pratiques de cette organisation sur un film institutionnel ou promotionnel. Un film promotionnel pour un hébergeur touristique, par exemple, ne vit pleinement que sur un site qui lui appartient plutôt que sur une annonce. Un film finit sur une page : celle-ci est construite dans le même atelier que le site qui l'héberge, et décrite pour que le référencement naturel puisse la classer.
Ce que le repérage décide, et que le montage ne rattrape pas
Le repérage fixe des contraintes définitives : l'orientation de la lumière à l'heure prévue du tournage, le bruit de fond du lieu, les accès, et les autorisations à demander lorsqu'un survol par drone est envisagé. Un mur plein sud filmé à 14 h ne se corrige pas à l'étalonnage, et une climatisation audible sous une interview ne se retire pas au mixage.
L'écriture vient après le repérage, jamais avant : elle sait alors ce qui est réellement filmable sur place. Pour les vœux du maire de Buis-les-Baronnies tournés en janvier 2022, les contraintes sanitaires interdisaient de réunir les élus dans une même salle ; c'est le dispositif de tournage, construit autour de plans au drone, qui a permis de relier des interventions filmées séparément.
L'image et le son captés par la même personne
La prise de son
La prise de son est la première spécialisation de Robin Gagliardi, avant l'image. Cela a une conséquence pratique : le micro est placé en sachant ce que la bande devra supporter au mixage, et une ambiance est enregistrée sur place parce qu'elle manquera au montage. Un son inexploitable se découvre en général trop tard, quand le lieu n'est plus accessible et que les intervenants sont repartis.
Le cadre
Le cadre, de son côté, est composé en connaissant le montage à venir : les raccords, les valeurs de plan complémentaires et les respirations dont le film aura besoin sont tournés dans la foulée. Quand la prise de vue et le montage sont confiés à deux prestataires, ce sont ces plans-là qui manquent — et ils ne se retournent pas.
Les vues aériennes tournées en propre depuis 2019
Bleupixel filme par drone depuis 2019. Les prises de vue par drone sont donc tournées le jour même, par la même personne que le reste du film, sans coordination avec un télépilote extérieur ni créneau supplémentaire à caler sur une fenêtre météo.
Tourner les vues aériennes en interne a surtout un effet sur l'écriture : un plan aérien peut être décidé sur place, quand le lieu le suggère, plutôt qu'arbitré des semaines à l'avance pour justifier le déplacement d'un tiers. La Scourtinerie de Nyons et le Parc naturel régional des Baronnies provençales comptent parmi les organisations pour lesquelles Bleupixel a tourné dans ces conditions.
Montage, étalonnage et mixage : la moitié invisible du travail
Le montage
Le montage est l'étape où le film se décide réellement, et c'est aussi celle qui révèle les manques du tournage. Monter ses propres rushes présente un avantage précis : le monteur se souvient de ce qui a été tourné, de ce qui a été écarté sur place et pourquoi, sans avoir à reconstituer une intention à partir d'un dossier de fichiers.
L'étalonnage et le mixage
L'étalonnage harmonise les couleurs entre des séquences filmées à des heures différentes, parfois à plusieurs semaines d'intervalle. Le mixage fait la même chose pour le son : niveaux des voix, place de la musique, ambiances qui tiennent le film ensemble. Ces deux opérations passent inaperçues quand elles sont faites, et sautent aux yeux quand elles manquent — une interview plus sombre que la suivante, une musique qui couvre une phrase.
Le master
Le master sort enfin au format de sa destination. Une même production vidéo livrée pour un site, pour une projection en salle ou pour un réseau social n'obéit pas aux mêmes contraintes de définition, de débit et de niveau sonore.
Questions fréquentes
Ce que l'on me demande avant de lancer un film
Les sept questions qui reviennent au premier échange, avant même le devis.
Quelle différence entre un film institutionnel et un film promotionnel ?
Un film institutionnel — on dit aussi film d'entreprise, ou film corporate — présente une organisation, son métier et ses valeurs ; il vit longtemps et s'adresse autant aux partenaires qu'aux clients. Un film promotionnel vend une offre précise à un moment précis, et se périme avec elle. La différence se voit surtout au montage : le premier tient sur trois ans, le second sur une saison.
Faut-il un scénario avant de tourner ?
Oui, mais il s'écrit après le repérage, jamais avant. Un scénario rédigé au bureau demande des plans que le lieu ne donnera pas : une lumière qui vient du mauvais côté, une pièce trop petite pour reculer, un bruit de fond qui interdit l'interview prévue là. Le repérage fixe ce qui est réellement filmable, l'écriture s'y adosse.
Filmez-vous des événements en direct ?
Oui. La captation d'un événement est un exercice différent d'un film écrit : rien ne se refait, tout se prépare en amont — repérage des emplacements, autonomie des batteries, secours de prise de son. Bleupixel a filmé les animations des Buissonnantes pour la mairie de Buis-les-Baronnies, et la fête des Lumières à Lyon avec un collectif de photographes.
Dans quels formats le film est-il livré ?
Le master sort au format de sa destination : une même production livrée pour un site, pour une projection en salle ou pour un écran d'accueil n'obéit pas aux mêmes contraintes de définition, de débit et de niveau sonore. Le 16/9 reste la référence pour un site et pour une projection ; le 9/16 vertical est livré pour les réseaux sociaux quand la diffusion le demande. Ces formats se décident avant le tournage, jamais après : un cadre se compose en sachant où l'image finira, et un plan large recadré en vertical perd ce qui le justifiait.
Le film peut-il porter une voix off, des sous-titres ou du motion design ?
Oui, les trois, à la demande. La voix off est enregistrée par un comédien lorsque le film le demande — c'est un choix d'écriture, pas un supplément décoratif, et il se décide avant le tournage puisqu'il change le rythme du montage. Le sous-titrage est livré incrusté dans l'image, ce qui garantit qu'il s'affiche partout, y compris quand la vidéo est lue sans le son. Le motion design — titrages animés, chiffres à l'écran, cartes — est possible et se chiffre au devis, selon le nombre d'éléments à animer.
Avec quel matériel les films sont-ils tournés ?
Le boîtier principal est un Sony A7S III, plein format. Ce choix a une conséquence pratique et une seule, mais elle compte : sa sensibilité en basse lumière permet de filmer un intérieur, une fin de journée ou un atelier peu éclairé sans installer trois projecteurs. Sur un tournage en effectif réduit, cela change le nombre de plans possibles dans une journée — et cela évite de transformer un lieu de travail en plateau. Les vues aériennes sont tournées avec un DJI Air 2S. Une caméra n'a jamais fait un film, mais un boîtier qui voit dans le noir évite d'avoir à éclairer ce qui n'a pas besoin de l'être.
Combien de temps entre le premier échange et le film livré ?
Cela dépend du repérage, du nombre de jours de tournage et de la part de montage. Un film court tourné sur une journée n'a pas le même calendrier qu'un film à plusieurs intervenants et plusieurs sites. Le délai est estimé au devis, après un premier échange — et il inclut toujours une fenêtre de report pour la météo quand des plans par drone sont prévus.
Ce que chaque étape décide
| Étape | Ce qui s'y décide | Ce qui se perd quand elle change de main |
|---|---|---|
| Repérage | Heure de tournage, bruit de fond, autorisations de vol | La contrainte se découvre le jour du tournage |
| Prise de vue | Cadre, lumière, raccords | Les plans ne se raccordent pas au montage |
| Prise de son | Placement des micros, ambiances, secours | Une voix inexploitable, constatée au mixage |
| Drone | Plans d'ensemble, liaisons entre séquences | Un créneau météo à coordonner avec un tiers |
| Montage | Rythme, durée, structure du film | Les plans manquants ne peuvent plus être tournés |
| Étalonnage et mixage | Cohérence des couleurs, niveaux sonores | Deux séquences livrées dans deux teintes |